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issy les moulineaux - Page 20

  • ELECTIONS LEGISLATIVES A VANVES : UNION DANS L’OPPOSITION PRESIDENTIELLE AVEC UN TICKET SANTINI/SAIMPERT, DIVISION DANS LA MAJORITE PRESIDENTIELLE

    Si vous voulez rencontrer les candidats aux Législatives dans la 10 éme circoncription des Hauts de Seine, pas de problème, il suffit de vous rendre à Issy les Moulineaux, un vendredi en fin d’après midi, lors du célébre marché installé autour de la mairie. Ils sont tous là comme hier : André Santini (NC) avec une cravate rouge, qui doit réunir ce matin à 12H au PACI, les élus UMP et NC pour présenter officiellement sa candidature, avec pour suppléante, Françoise Saimpert (UMP), Maire adjointe de Vanves qui a été la suppléante de Bernard Gauducheau (NC) aux Cantonales de 2011. Lysiane Alezard (FdeG) distribuait un tract dénonçant la lâche agression cntre le local du PCF/FdeG d’Issy, Lucile Schmid candidate EELV/PS son dépliant annonçant et confirmant sa candidature et présentant son  programme tout comme les militants du PS vanvéens dans le bas de Vanves. Enfin, Laurent Pieuchot, dissident PS qui fait acte de candidature malgré l’accord PS/EELV

     

    Rappelos que pour la 10 circonscription (Vanves-Issy), au 1er tour des présidentielles,  la gauche était à 51,28% et la droite à 44,39%, en notant que dans cette circonscription, le vote Hollande a devancé Sarkozy : 33,07% contre 31,3%. Rappelons qu’à Issy les Moulineaux, 184 voix séparaient Nicolas Sarkozy (32,49%) de François Hollande  (31,91%),  et qu’à Vanves, Hollande avec 35,01% était devant Sarkozy (28,85%). A deuxiéme tour, François Hollande faisait 53,46% contre 46,54% à Nicolas Sarkozy. Du coup, Le Monde comme Le Figaro classait le député André Santini en situation difficile. Pourtant, tout est fait à gauche pour que cela ne soit pas le cas et d’assurer finalement sa ré-élection pour la sixiéme fois puisqu’il est député depuis 1988, dans la 10éme circonscription taillée sur mesure par Charles Pasqua lorsqu’il était ministre de l’intérieur entre 1986 et 1988, malgré quelques bureaux difficiles pour lui,  dans le Bas Meudon et à Billancourt.

     

    Dés le surlendemain de la victoire de François Hollande, alors que Lucile Schmid a été désigné comme candidat unique EELV/PS dans cette circonscription réservée aux Verts après l’accord PS-Verts, Laurent Pieuchot, conseiller municipal socialiste à Issy les Moulineaux annonçait sa candidature : « Le choix d’imposer la candidature de Lucile schmlid, transfuge du PS, dans cette circonscription n’est pas de nature à accompagner le changement voulu par les électeurs. Les très bons résultats de François Hollande dans les villes de droite UMP-NC de la circonscription sont le résultat de la mobilisation exclusive des militants du PS. Ce sont eux qui ont porté pendant des années les valeurs Républicaines, qui ont été présentes sur le terrain, dans les associations et qui ont fait campagne. La victoire de François Hollande est celle des militants socialistes. Seul un candidat implanté, reconnu et présent dans l’action a une chance de transformer la victoire de la présidentielle en électioon d’un député porteur des engagements de notre président de la République » expliquait il dans un communiqué de presse.

     

    Lucile Schmid avait lancé sa campagne hier matin, par une distribution de ce dépliant au métro de Vanves dés 7H30 et par une conférence de presse à 10H30 dans un endroit tout à fait mythique de Vanves, la Fonderie qui est devenu son QG de campagne. Elle a d’ailleurs décidé d’y tenir la réunion hebdomadaire du Comité de campagne constitué des leaders vanvéens et isséens d’EELV et du PS. Elle n’a pas décidé de réagir trop brusquement à cette candidature dissidente. Philippe Berrée, son suppléant enverra une lettre aux militants socialistes pour expliquer que « ce n’est pas le moment de se diviser ».  Elle attend la clôture des candidatures de vendredi prochain à la préfecture des Hauts de Seine : « Nous verrons bien s’il y a une dissidence ou non ! Laurent Pieuchot a toute sa place dans la campagne. Mais à la veille de l’entrée dans la réalité, il y a des expressions qui veulent se faire entendre. La dynamique est sensible depuis les Européennes, les Régionales, les Cantonales, même si les élections municipales ont été une parenthése. Avec les Présidentielles, une forte dynamique s’est faite. Il fait préserver cet élan, maintenir cette mobilisation et la rendre semblable à celle des présidentielles » expliquait elle. « François Hollande a besoin d’une majorité pour faire face aux défis qui se posent à nous, surtout au niveau européen, de soutiens ferme au Parlement et à l’assemblée Nationale » ajoute t-elle en se mettant à espérer obtenir un député Vert dans les Hauts de Seine, et de surcroit une femme. Il est vrai que’en dehors d’un sénateur Vert depuis Septembre 2011, il n’y a jamais eu de parlementaire Vert. Quand au dernier député PS dans les Hauts de Seine,  il remonte à 1993.     

  • VANVES ET SES ENVIRONS PAR LE PETIT BOUT DE LA LORGNETTE

    JEAN LARONDE :  Jean Laronde qui  a marqué la vie d’Issy les Moulineaux pendant plus de 40 ans, est décédé le 8 Novembre dernier à l’âge de 85 ans. Certains vanvéens ont connu cet homme qui a été une personnalité marquante tant sur le plan municipal que politique dans la famille centriste, et qui s’était retiré progressivement de la vie politique locale à la fin des années 90. Maire adjoint aux affaires sociales durant de longue années, il a été à l’origine de la création du PACT Arim au plus fort de la crise de l’habitat dans la foulée de l’abbé Pierre,  de l’OIPA (Office Isséen des Personnes âgées), de l’IMCAL chargé de leurs loisirs, d’une compensation retraites municipale pour les personnes âgées impécunieuses, des journées d’informations sociales qui regroupaient tous les acteurs de la ville,  de la MJC (Icare maintenant). Chargé du Jumelage, il a permis à cette ville de créer des échanges avec 7 villes belge (Framerie), Italienne (Marcerata), espagnole (Posuelo), anglaise (Hounslow) mais aussi arménienne (Etchmiadzine) et africaine (Dapaong au Togo). Enfin, il a accompagné André Santini dans les premiers temps de son mandat, lui cédant sa place de 1er adjoint entre 1977 et 1980 avant qu’il prenne les rênes de cette commune jusqu’à aujourd’hui.  Les obséques se dérouleront le samedi 20 Novembre à 9H30 à l’église Saint Etienne d’Issy les Moulineaux.

     

    UMP : Plusieurs vanvéens ont participé hier soir à Boulogne, à l’élection du président de l’UMP 92. Isabelle Debré, Françoise Saimpert, Bertrand Voisine,  Laurent Lacomére, Charles Kaazan notamment faisaient partis des 499 membres du Comité Départemental UMP qui a élu par 319 voix Jean Jacques Guillet, député Maire de Chaville à contre 180 voix à Patrick Devedjian, Président du Conseil Général. Mauvaise journée pour lui hier, car non seulement il a perdu la tête de l’UMP 92 mais ausssi le ministére de la Relance, ce qui n’était pas là, une surprise, puisqu’il avait rempli la mission confiée par le président de la République et le Premier Ministre. Il est intéressant de noter que la 10 circonscription dont fait partie Vanves avec Issy les Moulineaux s’est prononcé à 19 voix pour Patrick Devedjian contre 12 pour Jean Jacques Guillet. Le tout nouveau ministre Frédéric Lefebvre, que les vanvéens connaissent bien puisqu’il a été lerur député est venu et à confier : « C’est un poste formidable qui m’a été confié. Je vais m’occuper du pouvoir d’achat, des PME et des PMI. ET je fais mon premier discours ce soir devant 600 commerçants et artisans ».   

  • UNE CHEMINEE VA DISPARAITRE DU PAYSAGE DE VANVES

    Même si elle n’est pas à proprement parlé sur le territoire de notre commune, elle n’en fait pas moins partie de son paysage, visible de la tour de Vanves,  de certains hauts immeubles, de la terrasse du parc du lycée Michelet… Il s’agit bien sûr de la  cheminée de la TIRU qui serra foudroyé  dimanche à 12H. Vous pourrez peut être la voir s’effondrer de lion ou de prés place Jacques Madeaule à Issy les Moulineaux, avec les isséens, les personnalités, André Santini, notre député, Patrick Devedjian, président du Conseil Général, le préfet Patrick Strozda, peut être le maire et la Sénateur de Vanves, car comme l’explique André Santini : « c’est un pan de notre histoire locale qui disparaît ! ».

     

    UN PAN DE L’HISTOIRE DU VAL DE SEINE DISPARAIT

     

    « C’est tout un pan de l’histoire de notre ville qui va disparaître, puisqu’en effet le 6 Juin, la dernière cheminée de l’ancienne usine d’incinération de la TIRU qui surplombait la ville du haut de ses 82 m depuis prés d’un siécle sera détruit » écrit André Santini dans l’éditorial de son journal municipal Point d’appui de Juin 2010. « Plus qu’une opération technique, c’est un véritable symbole ! Car la cheminée de la TIRU, certes visible de très loin et incontournable point de repère dans la ville, est un des derniers vestiges du passé industriel d’Issy les Moulineaux. L’antique usine mise en sommeil, avait été remplacée en 2003 par l’ultra moderne Isséane » ajoute t-il en annonçant la réappropriation par les habitants de ce quartier car cette ancienne usine devrait laisser place « à une nouvelle architecture moderne, aérée et chaleureuse, intégré dans ce nouvel éco-aquartier des bords de Seine qui émerge peu à peu et fait la part belle au développement durable ». Ainsi à 12H la cheminée sera foudroyé devant beaucoup de personnes dont peu verseront une larme même s’il en restera quelques souvenirs sur certains tableaux, BD, livres et films car elle faisait parti du paysage isséen et du Val de Seine.

     

    C'était le plus ancien centre du SYCTOM puisqu'il date de 1903 et qu’il a été reconstruit à trois reprises sur le même site depuis sa création : En 1903 il s’agissait d’une usine de calibrage d’ordure ménagères, auxquels sont ajouté des fours d’incinérations  avec des générateurs pour récupérer la vapeur. Elle était reconstruite en 1927 avec la mise en service en 1965 d’un nouveau centre de valorisation énergétique équipé d’un  système de récupération d’énergie, et en 1993 d’un système de dépoussiérage électrostatique des fumées. Durant toute cette époque,  le centre de valorisation énergétique traitait les collectes traditionnelles de 18 communes adhérentes et 2 arrondissements parisiens. Il pouvait traiter 72 tonnes d'ordures ménagères à l'heure soit 540 000 tonnes de déchets par an. Il était équipé de : 2 fosses, une principale de 6 000 m3 et une secondaire de 5 500 m3, de  4 groupes fours-chaudière d'une capacité individuelle de 18,8 tonnes/heure pour l'incinération. Et le 22 Février 2006, l’activité de ce centre d’incinération a cessé, après un report  dû à une réquisition préfectorale pour assurer la fourniture de chaleur au client de la CPCU (compagnie Parisienne de Chauffage urbain).

     

    UNE USINE CONTESTEE ET COMBATTUE

     

    Depuis son implantation à Issy les Moulineaux,  et notamment depuis la fin des années 70, cette usine n’a cessé de créer des soucis aux municipalités qui se sont succédés, celle-ci estimant que les isséens et leurs voisins (de Vanves, mais aussi du XVéme)  avaient le droit de respirer autre chose « qu’un sacré coktail de fumées à base de plomb, acide chlorhydrique, zing, manganése, nitrate, arsenic ». L’hostilité a même été à son comble lorsque l’un de ses cheminées s’était écroulée en 1978, car « la pollution avait attaquée la ferraille du bâtiment ». Ses élus sont de nombreuses fois  intervenus « énergiquement » auprès de la ville de Paris pour demander des mesures de luttes contre la pollution des cheminées et bien évidemment le transfert de cette usine. Les habitants se plaignaient des nuisances occasionnées par les déplacements nocturnes des bennes à ordures et de certaines détonations qui les faisaient sursauter la nuit dans leur lit. 

    L’un des premiers résultats obtenus par André Santini, alors tout jeune maire au début des années 80, a été la déchloruration des fumées d’incinération qui était alors une première, suivi plus tard par le traitement des dioxines et des furannes émis par les incinérateurs. Mais ce n’était pas suffisant pour  le bouillant 1er magistrat d’Issy qui militait pour son départ et « passer le témoin à d’autres ». Il a même organisé un référendum municipal en Février  1993 sous la forme d’un questionnaire avec 5 questions dont l’une permettait d’être sûr du résultat : « Doit-on  transférer la TIRU sur un autre site qu’Issy les Moulineaux ? ». 73% ont répondu oui. Le contraire aurait été étonnant.

     

    Les Verts, élus entretemps au Conseil Municipal (en  1989) commençaient à s’emparer du sujet en demandant au maire de publier régulièrement les relevés des émissions de la TIRU qui devenait un thème de campagne électoral à la grande fureur d’André Santini que ne voulait pas voir « certains jouer les jolis cœur à vélos sous les fumerolles de la TIRU », assurant alors « qu’attaquer l’usine (l’ancienne comme la nouvelle) rapportait commodément 15% des suffrages aux élections ». L’ambiance à l’époque était détonante. Même Dominique Voynet s’en était mêlé alors qu’elle était ministre de l’Environnement de Lionel Jospin à un moment où justement le projet de la nouvelle usine d’incinération, Isséane, était difficilement décidée et lancée après moultes consultations,  procédures, retatrds  et débats par le SYCTOM et la  mairie d’Issy les Moulineaux. Mais les Verts avaient aussi dénoncé les ambitions urbanistiques  du député maire d’Issy : « Le rêve de M.Santini serait de pouvoir disposer intégralement des terrains libérés pour conquérir le fleuve à coup de béton et de logement de luxe » l’accusait alors voilà plus de 20 ans un certain Didier Hervo, 1er opposant verts à Santini,  à qui il semble donner raison aujourd’hui avec un éco quartier qui lui permettra de terminer cette reconquête des berges entre les ponts d’Issy et de Billancourt. C’était la dernière verrue avec le centre de tri postal qui saute et déménage à Gennevilliers.